Saint André de Crète
Posté le 21.09.2006 par orthodoxie

[SIZE=14][SIZE=7]SAINT ANDRE DE CRETE (660-740)
Fêté le 4 juillet
Né à Damas dans une famille chrétienne. A l’âge de 15 ans il est confié aux Pères de la Fraternité du Saint Sépulcre à Jérusalem. Après son novicait et la réception de la tonsure monastique il fut remarqué par le patriarche de Jérusalem, Théodore, qui lui confia la charge de secrétaire. Il fut mandaté à Constantinople pour signifier à l’empereur Constantin IV (667-685) la ratification par le Sixième Concile œcuménique de la condamnation du monothélisme.(681) (doctrine du VIIme siècle selon laquelle il n’y aurait eu dans le Christ qu’une seule volonté, la volonté divine). Il y fut ordonné diacre, ensuite prêtre, et s’attacha au Monastère des Blachernes à Constantinople.
L’étape suivante commence par son élection à l’archévêché de Gortyne, en Crète (actuellement La Canée ou Khaniá, port au nord de la Grèce). Il restaura la vie monastique, encouragea les activités caritatives, l’éducation des jeunes. C’est pendant son épiscopat qu’il développa ses talents littéraires, poétiques et musicaux par la voix et la parole. Son propre hymnographe le voit comme «rempli de la Sagesse céleste, qui a fait resplendir l’univers par ses chants et qui a illuminé le monde. Il réjouit le cœur par une musique mélodieuse, en chantant des hymnes en l’honneur de la Sainte Trinité, des chœurs des Saints et de la Vierge très pure ».
En 712, sous la pression de l’empereur Philippos Bardanès, il accepta de souscrire à une définition monothélite d’un synode réuni par ce souverain. Il se reprit toutefois, et sut faire front contre le pouvoir impérial lorsqu’éclata la crise iconoclaste. Saint André mourut dans l’île de Mytilène le 4 juillet 740 au retour d’un voyage à Constantinople.
Grand Canôn de Saint André de Crète
Le Grand Canôn lui a été probablement inspiré par le remords qu’il eut d’avoir souscrit par faiblesse aux définitions hérétiques. Le thème en est la pénitence. Cet hymne pathétique est chanté deux fois par an, pendant la période de Carême précédant le fête de Pâque.
Saint André composa son Grand Canôn dans la dernière période de sa vie comme une sorte de chant du cygne. Olivier Clément l’appelle le «chant des larmes ». Il constitue une confession publique, dans un élan de sincérité religieuse absolue, après repentance. Saint André, se basant sur son expérience pastorale, sonde l’abîme de la décadence morale et existentielle de l’homme qui s’est détourné de Dieu. Il reflète admirablement ce double mouvement de l’âme : la reconaissance de la chute et l’espoir et la confiance en la miséricorde divine. Le Grand Canôn nous invite à une nouvelle lecture de la Parole de Dieu. Ce que les Pères appellent la « metanoia ». «Conversion de l’esprit » traduit le mieux la profondeur du sens spirituel. Il est important de distinguer le repentir de la culpabilité. Si le repentir véritable est le retournement de l’esprit vers Dieu, en étant confiant que le Dieu de miséricorde pardonne les fautes, la culpabilité est un enfermement de l’esprit sur lui-même, sur ses manquements et ses péchés. La culpabilité doute de la miséricorde et du pardon divins ; elle mène au découragement et au désespoir, elle est une fausse humilité et l’orgueil déguisé par l’Ennemi . L’humilité véritable est reconnaissance de sa faute et accepte le pardon de Dieu. Sur le chemin de la vie, le chrétien garde le souvenir de ses fautes, c’est-à-dire de sa responsabilité, et non de sa culpabilité ; l’un est salutaire, l’autre diabolique.
Ce chant du Grand Carême exprime une «radieuse tristesse ». « Tristesse » parce que nous sommes conscients de nos manquements à la sainteté à laquelle nous sommes appelés, «radieuse » parce que notre tristesse est illuminée par la conscience de l’amour de Dieu qui attend le fils prodigue avec un vêtement neuf et un anneau au doigt. « Radieuse tristesse » parce illuminée par la Lumière de la Résurrection du Christ qui nous entraîne en nous prenant par nos poignets dans le Royaume du Père.
C’est tout cela que Saint André chante au long de ses 250 strophes. Pour les liturgistes c’est une des meilleures oeuvres de la littérature universelle. Voici quelques trop brefs extraits :
Viens donc, âme endurcie, revêtue de ta chair,
Confesse-toi au Créateur de toutes choses ;
Rejette loin de toi ton délire et offre à Dieu des larmes de pénitence. (Lundi ,Ode 1,3)
Comme David je suis tombé dans l’intempérance
Et je me suis roulé dans la boue,
Mais lave-moi, ô mon Sauveur, par mes larmes. (Mercredi, Ode 2, 48)
Ne t’abandonne pas au désespoir, ô mon âme
Médite la foi de la Cananéenne, dont la fille fut guérie par une seule parole de Dieu, et avec elle, crie du fond de ton cœur : « Fils de David, sauve-moi ! » (Jeudi, Ode 9, 217)
Saint André de Crète, intercède pour nous.
Sources
- Saint André de Crète, par l’Archiprêtre André FYRILLAS, professeur de patrologie à l’institut de Théologie Orthodoxe Saint Serge (texte sur internet)
- Pages Métanoïa (Internet)
- « Le Grand Canon de Saint André de Crète », traduit par l’Higoumène Michel et les moines de l’Abbaye Saint Michel de Bois-Aubry (disponible à L’Abbaye de Bois-Aubry, 37120 - Luzé , France)
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:: Les commentaires des internautes
recherche tradction psautier
Posté par
Simon Corbet le 31.03.2008
Bonjour,
appréciant particulièremnt les traductions du Père Michel, (Monseigneur Grégoire) je recherche le texe de sa traduction du psautier.
Cordialement.
Merci
recherche tradction psautier
Posté par
Simon Corbet le 31.03.2008
Bonjour,
appréciant particulièremnt les traductions du Père Michel, (Monseigneur Grégoire) je recherche le texe de sa traduction du psautier.
Cordialement.
Merci
Réponse à Simon Corbet
Posté par
Valère De Pryck le 02.04.2008
Merci de votre question. A première vue je n'ai pas de réponse. Je chercherai et vous la communiquerai par ce moyen si je trouve.
Avec tote ma sympathie
Lien vers mon blogQuel Père Michel
Posté par
Valère De Pryck le 02.04.2008
S'i s'agit de l'archiprêtre Michel Evdokimov, veuillez consulter dans Google: traductions du Père Michel. Il y a beaucoup de réponses très diverses. Avec mes salutations. Valère De Pryck
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