Saint Pantéléimon
Posté le 24.09.2006 par orthodoxie

Saint Panteleimon
Fêté le 27 juillet
Saint Panteleimon, Pantaleonta de son vrai nom, naquit vers 284 dans la ville de Nicomédie en Asie Mineure. Son père Eustargius était idolâtre, tandis que sa mère Eubula était chrétienne. Elle éleva son fils dans la foi chrétienne, mais elle mourut alors qu’il était encore jeune.
Son père l’éduqua ensuite dans le paganisme et l’envoya étudier la médecine. Garçon fort, habile et doux, il inspirait la paix et le bonheur à tous ceux qu’il rencontrait. Doué en médecine, il fut conduit par son maître Evfrosinos auprès de l’empereur Maximilien qui ordonna à Evfrosinos de l’instruire au mieux pour qu’il devienne le médecin du roi.
En même temps, Saint Ermolaos, prêtre de l’église de Nicomédie, qui voyait passer Pantaleonta chaque jour, entama avec celui-ci des conversations spirituelles. Elles révélèrent à Pantaleonta le vrai Dieu de Jésus Christ. Du vivant de sa mère, il était chrétien, disait-il, mais son père l’obligea à suivre les dieux païens, après la mort de son épouse. Ermolaos lui dit que s’il croyait de tout son cœur au seul vrai Dieu, avec Son aide il pourrait guérir tous les malades. Ermolaos continua à l’instruire dans la foi chrétienne. Un jour, il trouva sur son chemin un enfant mort à la suite d’une morsure d’une vipère. Pour lui, le moment était venu de vérifier ce que le Saint homme Ermolaos lui avait dit. Il fit cette prière au Seigneur : « Seigneur Jésus Christ, bien que je sois indigne de t’invoquer, si tu veux que je devienne Ton serviteur, montre Ta puissance. Que par le pouvoir de Ton Nom cet enfant se lève et que la vipère meure. » Sur le champ l’enfant se leva, comme sorti d’un profond sommeil, et la vipère se déchira en deux. Pantaleonta n’avait plus besoin d’autres preuves que le Christ était le vrai Dieu et il crut. Il alla trouver Ermolaos qui le baptisa, lui donna la sainte communion et l’instruisit dans les sacrements de l’Eglise. Il resta encore sept jours auprès de lui.
Il se mit alors à œuvrer pour convertir son père. Lorsque celui-ci vit son fils guérir un aveugle que les autres médecins avaient soigné en vain, il demanda le baptême pour lui et l’aveugle. Il mourut peu de temps après.
Ayant reçu un héritage important de son père, il distribua ses biens aux pauvres, aux veuves et aux orphelins et guérissait tous ceux qui vinrent à lui. Le seul salaire qu’il demandait était de croire que Jésus Christ était le seul vrai guérisseur, prédication qui le remplissait de joie.
Les autres médecins, jaloux, dénoncèrent auprès de l’empereur celui qu’il avait fait former avec tant de soins. Ils disaient que Pantaleonta guérissait les chrétiens et convertissait les païens. Comme preuve de ce qu’ils avançaient, l’aveugle guéri fut amené devant l’empereur qui essaya de le convaincre de ce que c’était les dieux païens qui l’avaient guéri et non pas le Christ par l’intermédiaire de Pantaleonta, mais en vain. Maximilien fit décapiter l’aveugle.
Ce fut ensuite au tour de Pantaleonta de se présenter devant l’empereur qui l’invita à sacrifier aux dieux selon le rite obligatoire dans l’Empire Romain. Il refusa et confessa le Christ Seigneur. Comme l’empereur Maximilien ne parvint pas à changer la foi de Pantaleonta, il ordonna qu’il soit torturé. Les différentes formes de torture n’eurent, miraculeusement, aucun effet sur lui. Le goudron chauffé resta froid autour de son corps, lorsqu’on attacha une pierre à son cou et qu’il fut ainsi lancé dans la mer, son corps flotta sur l’eau. Mis au milieu des fauves dans la fosse pour être déchiqueté, ceux-ci vinrent calmement lécher ses pieds et lui présentèrent la tête avides de caresses. Maximilien enragea et fit exécuter tous les animaux. Quelles qu’étaient les tortures auxquelles l’empereur fit soumettre le Saint, il n’endura aucune souffrance. Le Christ lui-même lui apparut plusieurs fois pour le soutenir.
L’empereur, subissant défaite après défaite, décida alors de faire décapiter et brûler Pantaleonta. Mais là encore plusieurs miracles se produisirent. Lorsque le bourreau voulut le décapiter, son glaive fondit comme cire. Voyant cela, les soldats tombèrent à genoux et crurent en Jésus Christ. Pantaleonta pardonna à ses bourreaux. Une voix vint du ciel et lui donna un nom nouveau. Il ne s’appellerait plus Pantaleonta (fort comme un lion) mais Panteleimon, ce qui signifie : le tout miséricordieux. Après avoir récité ses prières, il invita le bourreau à le décapiter afin de recevoir la couronne de gloire. On rapporte qu’après sa mort, l’olivier auquel le saint avait été attaché se mit aussitôt à fleurir et donner du fruit. L’empereur ordonna de couper l’arbre et de brûler le corps. Mais le corps du saint fut oint de myrrhe et enterré en secret par les chrétiens hors de la ville.
Saint Jean Damascène nous rapporte que ses restes furent transportés à Constantinople. Au 12me siècle ils furent emportés par les Croisés. Le Mont Athos en contient une partie. De sa tête s’écoule depuis 400 ans maintenant une huile qui guérit.
Saint Panteleimon est invoqué par les croyants malades. Son aide s’adresse plus spécialement aux infirmes et aux estropiés.
Sur l’icône, il est représenté avec une boîte de médicaments et une cuiller à la main. Les médecins et le personnel soignant le revendiquent comme saint patron.
Sources : Christina Dedoussis sur Internet
Russian Orthodox Church – Baltimore, USA -Internet
Valère De Pryck
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demande de neuvaine
Posté par
catalan le 15.06.2008
Pouvez vous me faire parvenir la neuvaine de Pantéleimon s'il vous plait
merci
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