Saint Serge de Radonège
Posté le 24.09.2006 par orthodoxie

Mémoire de notre Saint Père Théophore
SERGE DE RADONEGE
Thaumaturge et protecteur de la Russie
25 septembre
Saint Serge naquit à Rostov en 1313. Au baptême, ses parents Cyrille et Marie lui donnèrent le nom de Barthélémy. Dès le sein de sa mère il se mit à crier au cours de la liturgie : avant la lecture de l’évangile, au moment de l’hymne des chérubins et enfin au moment où le prêtre prononça « Ce qui est saint aux saints ! » Pendant sa grossesse sa mère se nourrissait exclusivement de pain et d’eau et vaquait à la prière. A l’école Barthélémy éprouvait des difficultés pour apprendre malgré toute sa bonne volonté. Accablé de cette faiblesse, il s’en ouvrit un jour à un moine âgé, un vieux staretz. Celui-ci lui donna un morceau de prosphore et lui dit que le Seigneur lui donnerait la compréhension des lettres. Barthélémy invita le staretz à rendre visite à ses parents. Après avoir partagé le repas familial, le staretz entra dans la chapelle familiale en prenant l’enfant avec lui. Le staretz lui ordonna de lire le psautier avec sa bénédiction. A l’étonnement général il lut le psautier correctement et distinctement. Avant de partir, le staretz laissa ces paroles énigmatiques à la famille : « Cet enfant va devenir la demeure de la Sainte Trinité et amènera une multitude à la compréhension de Sa volonté. »
Barthélémy fréquenta l’église avec ardeur, commença à lire la Sainte Ecriture et jeûna au pain sec et à l’eau, s’abstenant de toute nourriture le mercredi et vendredi. Il fit part à ses parents de son désir de s’engager dans la vie monastique. Ils hésitèrent, donnèrent leur accord et entrèrent eux-mêmes au monastère pour y mourir peu de temps après. Son frère Etienne, dont la femme était décédée, fit sa profession monastique au monastère de Khotov. Avec son frère Etienne, Barthélémy chemina longtemps dans les forêts pour trouver un endroit qui conviendrait au mieux à la vie ascétique. Ils le trouvèrent près de Radonège et y construisirent une église dédiée à la Sainte Trinité. L’higoumène Métrophane, invité, donna la tonsure monastique à celui qui s’appellerait désormais Serge. Il avait 24 ans (1337) Son frère Etienne le quitta pour un monastère à Moscou et Serge se trouva seul entouré de loups qui hurlaient autour de sa cellule. Un ours vint lui tenir compagnie. Pris de pitié il le nourrit. Le fauve s’éprit du père Serge qui se priva même de nourriture pour la lui donner. Il resta ainsi trois ans seul. Des zélateurs vinrent pour vivre sous sa direction spirituelle et chacun construisit sa cellule autour de l’église. L‘higoumène Métrophane vivait avec eux pour célébrer la liturgie.
A la mort de celui-ci, les frères supplièrent Serge de devenir higoumène et d’accepter d’être ordonné prêtre. Il refusa dans un premier temps, mais craignant le jugement de Dieu pour avoir abandonné les frères sans higoumène et prêtre, il finit par accepter d’être ordonné par l’évêque Athanase.
Au monastère la règle était très stricte et le silence absolu de rigueur durant la nuit, réservée à Dieu seul. Par des paraboles et sur un ton doux il instruisit les moines. La pauvreté était extrême. Le pain fut fourni par des bienfaiteurs anonymes et la voix du Seigneur lui prédit une multitude de disciples. Le patriarche Philotée envoya une lettre à Serge louant la vie vertueuse de celui-ci, mais l’invitant à instituer la vie cénobitique au monastère. Le patriarche cita le psaume : « Qu’y a-t-il de meilleur et de plus beau pour des frères que de vivre ensemble ? » (Ps. 132)
Serge introduisit la vie commune intégrale. Des bâtiments appropriés furent construits. Les moines accoururent. Serge introduisit l’hospitalité, nourrit les pauvres et donna l’aumône.
Son frère Etienne, revenu au monastère, s’indigna de ces changements. Certains moines quittèrent. Attristé, Serge ne rentra plus dans sa cellule mais s’éloigna du monastère. L’espoir de ceux qui attendaient son retour fut déçu.
Saint Alexis sentant sa mort proche remit sa croix en or autour du cou de Saint Serge, qui, refusant fermement de lui succéder, finit par accepter par obéissance. Ainsi il devenait le successeur de Saint Alexis.
Lorsque les hordes tatares déferlèrent sur la terre russe, il encouragea le grand Duc Dimitri Ivannovitch venu le consulter, à entrer en guerre contre les impies Tatares et lui promit la victoire. La bataille de Koulikovo était le début de la délivrance du joug Tatare.
Une nuit, pendant le chant de l’Acathiste à la Mère de Dieu, une voix lui annonça la visite de « La Très Pure » accompagnée des apôtres Pierre et Paul. Une lumière inhabituelle l’entoura, plus éclatante que le soleil. La Mère de Dieu toucha de sa main le saint prosterné à terre et lui dit : « J’ai entendu ta prière pour tes disciples et pour ce lieu. Dorénavant je ne quitterai pas ton monastère durant ta vie comme après ta mort, et je le protégerai. »
Six mois avant son trépas, le saint appela la communauté et la recommenda à Nicon. Lui-même entra dans la solitude pour se consacrer entièrement à la prière.
Pressentant la maladie, il convoqua ses frères une dernière fois, leur donna ses instructions et mourut le 25 septembre 1391 à l’âge de 78 ans.
Valère De Pryck
Sources : Internet. Vies des Saints
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